Home Archives Important news Le TSL mettrait en cause Ali Khamenei dans l’assassinat de Hariri

Le TSL mettrait en cause Ali Khamenei dans l’assassinat de Hariri

E-mail Print PDF

newsmax

Des sources proches de l'enquête ont dit à newsmax que le Tribunal spécial pour le Liban accuse l'ayatollah Khamenei d'avoir donneé l'ordre d'assassiner Rafic Hariri, et exposera les éléments de preuve montrant que l'assassinat a été commis par la Force Qods en Iran et leurs alliés, le Hezbollah au Liban. L'ordre d'assassiner Hariri a été transmis à Imad Moughnieh, chef militaire du Hezbollah, chef de la Force Qods par Qassem Suleymani, selon des sources proches de l'enquête révèle Newsmax.

Mughniyeh et "son frère", Mustapha Badr al-Dine, ont mis sur pied l'équipe de tueurs qui a réalisé l'attaque. "Les Iraniens considéraient Hariri comme  un agent à la solde de l'Arabie saoudite, et a estimé que son élimination ouvrirait la voie à une prise de contrôle du pouvoir par le Hezbollah au Liban", ont précisé les sources.

Le président syrien Bachar al-Aassad, et son frère-frère, Assef Shawkat, le chef des renseignements syriens, a également joué un rôle clé dans le complot d'assassinat, les sources dites Newsmax.

Alors le Tribunal semblent se concentrer sur l'Iran et le Hezbollah  d'après les informations de ces dernières semaines, les dirigeants du parti chiite ont menacé de s'en prendre aux édifices gouvernementaux  et de lancer une nouvelle guerre contre Israël.

Dans un discours enflammé le 11 Novembre, le chef du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah a dit que ses combattants "couperont la main qui a ose accuser ou détenir ses membres» .


"Nous attendons le jour où l'acte d'accusation sera publié. Nous sommes prêts pour une guerre qu'Israël ménera contre le Liban et nous serons de nouveau victorieux ...

Nasrallah a récemment ordonné à l'officier de liaison du Hezbollah à Téhéran de rentrer chez lui, le désignant comme chef des opérations militaires au Sud-Liban et le long de la frontière avec Israël.

La nomination de Hachem Safieddine comme commandant de l'armée nouvelle »est le signe le plus inquiétant à ce jour de la gravité de la situation.

À la mi-Octobre, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s'est rendu au Liban et a visité les avant-postes du Hezbollah le long de la frontière israélienne, où il fut accueilli par une foule portant son portrait et celui de Khamenei.

Le Hezbollah et ses alliés tentent de convaincre le gouvernement libanais de rejeter les conclusions du tribunal de l'ONU, même avant qu'elles ne soient publiées.
«La situation est très tendue", affirme le  leader chrétien libanais Tony Nissi à Newsmax à Beyrouth. "Nous avons entendu les ministres du gouvernement disant que si le prix de la vérité, c'est la guerre civile, alors nous ne voulons pas la vérité."


Les grandes manœuvres du Hezbollah au Liban

Le Figaro

Le Tribunal spécial de l'ONU doit remettre lundi l'acte d'accusation sur l'assassinat de Rafic Hariri.

Attendu depuis des mois, l'acte d'accusation du Tribunal spécial de l'ONU sur l'assassinat de Rafic Hariri doit être remis lundi au juge de la mise en état. Celui-ci devra valider les chefs d'accusation, ce qui pourrait reporter leur publication de plusieurs semaines.

Ce document est à l'origine de la crise au Liban, où le gouvernement de Saad Hariri s'est effondré la semaine dernière, après la démission de onze ministres emmenés par le Hezbollah. Le président libanais, Michel Sleimane, entame lundi les consultations parlementaires en vue de la désignation d'un nouveau premier ministre qui doit être une personnalité sunnite. La reconduction de Saad Hariri, principal leader de cette communauté et chef de la majorité parlementaire, n'est pas garantie.

Le Hezbollah et ses alliés laissent entendre qu'ils sont en mesure de renverser en leur faveur le rapport de force parlementaire. Le bloc du leader druze Walid Joumblatt, allié d'Hariri pour les législatives de 2009 et aujourd'hui revenu dans le giron de Damas, pourrait faire la différence. Mais le doute plane quant au nombre des députés concernés par ce basculement. D'autres députés sont également susceptibles de faire pencher la balance - l'un d'eux ayant même reçu dimanche la visite de l'ambassadeur des États-Unis à Beyrouth pour le convaincre de ne pas lâcher Saad Hariri.

Le Hezbollah, sur le point d'être mis en accusation, veut que le Liban se désolidarise du tribunal international, qu'il considère manipulé par les États-Unis et Israël, et en tout cas entaché par sa précédente recommandation d'incarcérer quatre généraux libanais sur la base de faux témoignages.

Une chaîne libanaise a diffusé ce week-end l'enregistrement d'une conversation à laquelle participaient l'un de ces faux témoins, le premier ministre Saad Hariri, un officier libanais et un membre de la commission d'enquête internationale. Un procédé dénoncé par le bureau du premier ministre, selon lequel cette rencontre avait eu lieu à la demande des enquêteurs onusiens.

Sommet tripartite à Damas

Saad Hariri était engagé dans des négociations depuis des mois pour trouver un compromis, sous le parrainage de l'Arabie saoudite et de la Syrie. Mais, en accord avec Washington, il aurait décidé d'y mettre fin la semaine dernière, refusant définitivement les concessions demandées avant la publication de l'acte d'accusation. Le Hezbollah a immédiatement réagi en provoquant la chute du gouvernement.

Les analystes à Beyrouth s'interrogent sur les intentions du mouvement chiite. Ira-t-il, en accord avec la Syrie et l'Iran, jusqu'à imposer «son» premier ministre, au risque, s'il y parvient, d'aviver encore les tensions confessionnelles ?

Les échos venant de Damas - où l'ambassadeur des États-Unis est arrivé dimanche, mettant fin à une vacance du poste datant de 2005 - semblent signaler que la décision n'est pas prise. Le président Bachar el-Assad accueille lundu un sommet tripartite avec ses homologues turc et qatarien pour se pencher sur la crise libanaise. «Le scénario qui se dessine est celui d'une crise gouvernementale assez longue. Le jeu est complexe. Il mêle des considérations purement libanaises à des enjeux régionaux, au premier rang desquels la confrontation entre les États-Unis et l'Iran. Le Liban est le théâtre d'une bataille qui le dépasse», explique Michel Naufal, spécialiste des questions diplomatiques régionales.

 

Actualités