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Les journaux ne paraissent pas le vendredi en Iran, mais hier tous les quotidiens publient des images de la victoire de 1979, comme Tehran Emrooz ou Mardomsalari.
Le pouvoir a organisé de nombreuses manifestations dans tout le pays. Selon la télévision officielle, des millions de personnes vont assister au discours du président Mahmoud Ahmadinejad aujourd'hui. Cette année, les autorités iraniennes ont décidé de placer les commémorations sous la signe de la solidarité avec les Egyptiens, et leur révolte contre leur président Hosni Moubarak. En effet, depuis le début du 'printemps arabe', les autorités iraniennes n'ont eu de cesse de répéter que ces manifestations étaient directement liées à la révolution de 1979. Et ce bien que tous les opposants, tunisiens, égyptiens, etc, aient refusé d'être associés à l'Iran. A cet égard, on peut lire l'article intéressant du Tehran Times, quotidien officiel anglophone, qui affirme : "Clairement, rien de bon ne peut sortir du fait que des gens comme Ghannouchi ou El Baradei se dissocie de l'Iran, et il vaudrait mieux pour eux qu'ils apprennent une leçon de résistance contre l'hégémonie israélo-américaine".
Pendant ce temps, les opposants au gouvernement iranien, Mehdi Karoubi et Mir Hossein Moussavi, avaient appelé à un rassemblement en soutien des Egyptiens pour le lundi 14 février. Ils n'ont pas obtenu la permission officielle de défiler et ont été invité à se joindre aux manifestations de ce jour. Cela sera difficile pour Mehdi Karoubi, à en croire les sites d'opposition, comme Green voice, qui le disent assigné à résidence.
Enfin, la Berlinale, festival de cinéma de Berlin rendait hier hommage au cinéaste Jafar Panahi, retenu depuis mars 2010 en Iran. Le quotidien allemand Die Tageszeitung en fait sa une ce 11 février.


